28.11.09

Aujourd'hui c'est Tabaski!

Attention! Âmes sensibles s'abstenir.

10h00 arrivée chez Jo
Les hommes rentrent de la mosquée et commence à faire cuire la viande...

...les femmes sont depuis 8h00 aux fourneaux.

J'ai raté l'égorgement du mouton qui a eu lieu très tôt ce matin (dommage!), mais la tête est toujours dans la cour (humm)...

...la peau par ici, et les intestins par là-bas, que les enfants sont en train de vider devant la maison (j'ai pas la photo, désolée).

Malgré tout ça, ça commence à sentir super bon! Jo est en train de nous préparer le foie. Personnellement à 10h du mat, le foie c'est pas trop mon truc, j'ai attendu les côtes.

Ensuite c'est direction chez Ma, remanger du mouton et surtout, prendre des poses en bazin!

Bathilly, Jo et Matthieu, la grande classe.

Et me voilà en basin traditionnel, avec les survivants de Tabaski.
Tous les moutons de la ville ont disparus en une matinée!


Avec Mélina

Jolie et Ara, qui m'ont gentillement prêté bijoux et chaussures pour la photo!

Avec Jolie et tous ses petits.

Tout le grin en basin en train de fêter au Djigui kKoro, la "nuit des bazins" peut commencer...



24.11.09

Kalabougou, le village des potiers...

1h de pinasse pour traversée le Niger et arriver jusqu'au village





C'est sur la grande place du village que les femmes font cuire leur poteries.
Le dimanche, jour de la cuisson, cette place se transforme en immense feux de bois.

Les poteries de Segou sont réputées pour être les plus belles du pays.


Par respect pour les traditions locales et les croyances de chacun, j'ai évité de prendre les villageois en photo. Du coup, ça l'air désert! Ne vous y trompé pas, ils sont quand même 300 à vivre dans ces maisons en banko.







Retour à Segou au coucher de soleil.

Pause dèj' chez le berger!



la haute couture s'invite à Segou!

Visite de l'école de Cerfitex à Segou.

Cette école en bord de fleuve, forme des ingénieurs textile, et dispose d'un matériel impressionant. Ils ne sont aujourd'hui que 20 élèves dans toute l'école.












Tout le processus de fabrication du tissu en coton est étudié, de l'analyse de la fibre à la teinture et la sérigraphie.


Mr KOITA le directeur.

23.11.09

On a tous besoin d'un N'domo!

Arrivée à l'atelier de Boubacar Doumbia, dans la périphérie de Segou.

Cours d'initiation au Bogolan avec le maitre en personne.
Le Bogolan est une technique de teinture artisanale.
Les tissus en coton sont d'abord trempés dans des teintures végétales à base de plantes médicinales comme le yalama (feuilles séchées) ou encore le pecou (écorces séchées), qui donne une gamme de couleur chaude, allant du jaune au marron .

le yalama (à prononcer Galama) et le pecou


Avec l'argile du Niger, on trace au pinceau des symboles sur les tissus colorés. Les femmes se servaient de ces symboles pour faire entendre leurs opinions et communiquer leur "bonne parole" aux gens du village. Elle n'avaient pas le droit de s'exprimer publiquement comme les hommes, elles utilisaient donc le tissu des pagnes comme support de communication.

la cuve de yalama et cuve d'indigo

les cuves d'argiles du Niger

L'atelier N'domo est constitué aujourd'hui de 20 jeunes hommes qui travaillent et vendent leur création à l'atelier. Le N'domo, dans la culture bambara, était le formateur et l'accompagnateur des jeunes dans la vie. Boubacar Doumbia a voulu créer cet structure dans la tradition du N'domo. L'atelier assure un rôle de tuteur à tous ces jeunes et forme les jeunes au Bogolan, et leur apprend à se responsabiliser dans la vie.



La gamme de couleur des teintures végétales (yalama, pecou et indigo).


Mr Boubacar Doumbia, maitre Bogolan et créateur du N'domo.