23.11.09

On a tous besoin d'un N'domo!

Arrivée à l'atelier de Boubacar Doumbia, dans la périphérie de Segou.

Cours d'initiation au Bogolan avec le maitre en personne.
Le Bogolan est une technique de teinture artisanale.
Les tissus en coton sont d'abord trempés dans des teintures végétales à base de plantes médicinales comme le yalama (feuilles séchées) ou encore le pecou (écorces séchées), qui donne une gamme de couleur chaude, allant du jaune au marron .

le yalama (à prononcer Galama) et le pecou


Avec l'argile du Niger, on trace au pinceau des symboles sur les tissus colorés. Les femmes se servaient de ces symboles pour faire entendre leurs opinions et communiquer leur "bonne parole" aux gens du village. Elle n'avaient pas le droit de s'exprimer publiquement comme les hommes, elles utilisaient donc le tissu des pagnes comme support de communication.

la cuve de yalama et cuve d'indigo

les cuves d'argiles du Niger

L'atelier N'domo est constitué aujourd'hui de 20 jeunes hommes qui travaillent et vendent leur création à l'atelier. Le N'domo, dans la culture bambara, était le formateur et l'accompagnateur des jeunes dans la vie. Boubacar Doumbia a voulu créer cet structure dans la tradition du N'domo. L'atelier assure un rôle de tuteur à tous ces jeunes et forme les jeunes au Bogolan, et leur apprend à se responsabiliser dans la vie.



La gamme de couleur des teintures végétales (yalama, pecou et indigo).


Mr Boubacar Doumbia, maitre Bogolan et créateur du N'domo.

Arrivée à Segou, dans la famille de Van.

Van est un des percutionistes du Djigui koro, mon deuxième chez moi à Bamako.


Il nous a invité avec Mélina dans la maison de son grand frère, Papou, à Segou.



Le repas du midi, mijote déjà à 8h du mat.

Une "tantie" qui tresse dans la cour, à l'approche de Tabaski.

Une vue rapide de notre sobre chambre,

une petite dédicace à Kiki,

la douche qui sert de déco, ici c'est lavage au sceau,

et le grand salon de la maison, décoré avec... soin!